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Qualité d’eau des bassins et étangs : Pourquoi ce n’est pas la surface de modules flottants végetalisées qui compte le plus ?

On aurait aussi pu appeler ce post recette pour une bonne phytoremédiation !

La problématique phytoremédiation diffère de celle de la renaturation car elle amène des questions précise de surface à installer sur l’eau, en lien avec des problématiques telles que les nitrates, les phosphates ou les cyanobactéries pour ne citer que quelques exemples.

Même si cette affirmation accrocheuse est à tempérer avec une proportion raisonnable de surface, il faut comprendre une fois n’est pas coutume que le génie est dans le vivant et que les principes de la #phytoremédiation aquatique dans le cadre de nos installations s’exprime au travers de 2 processus :
– la captation des nutriments par les plantes,
– et les bactéries.
Et c’est cette association symbiotique qui est fondamentale, car le chevelu racinaire des plantes qui se trouve être sous nos îlots, est le lieu d’hébergement des communautés bactériennes (aussi appelé biofilm)

Comment cela fonctionne ?

Pour comprendre que les bactéries sont essentielles, il faut déjà rappeler une partie du cycle de l’Azote et notamment la nitratation, quand les nitrites NO2- sont oxydés en nitrates NO3-. Les seuls moyens de les assimiler sont alors la captation par les végétaux ou par dénitratation biologique, par des bactéries dénitrifiantes qui vivent dans des milieux pauvres en oxygène (conditions anoxiques).

Ces biofilms en partie formés par les rhizobactéries dans la rhizosphère (ex. Nitrosomonas) jouent un rôle central en créant une interface autour des racines, et augmentant significativement la surface d’échange effective entre la plante et son environnement.

L’étude « Artificial floating islands for water quality improvement », Chang et al. 2017, à démontré cette preuve de relation : « Il est crucial d’accepter que les bactéries effectuent la plupart du travail d’élimination des nutriments […] et que l’utilisation d’îles flottante végétalisée bien conçues peut considérablement améliorer l’efficacité globale de l’élimination des nutriments dans les zones humides »


Mais qu’est ce qu’un radeau flottant végétalisé bien conçue, en terme de phytoremédiation?

Les choix matériaux et la conception de nos modules ALOÉ© fait en conscience, nous permette aujourd’hui de faire une véritable proposition de valeur, saine (sans plastique). Voici quels sont ces caractéristiques :

– Le liège (notre flotteur)
– Le substrat utilisé
– la stabilité de nos modules, (c’est un paramètre en lien avec les bactéries)
– la compétition entre les plantes, dans le choix de la composition de la palette végétale.
– la capacité a créer des conditions anoxiques

Après avoir parlé des bactéries, parlons des plantes, car c’est la deuxième composante des principes de phytoremédiation. Parmi ces principes, le plus connu est la phytoextraction, c’est à dire la capacité de la plante a stocker dans ses racines, tiges et feuilles des polluants (métaux par ex.)

L’entretien devra donc être anticipé sur ces projets, en exportant à minima, une fois par an la biomasse aérienne des plantes, pour éviter de recontaminer le milieu.

Un consensus sur les nitrates !
Les études existent en matière de végétalisation sur l’eau, et elle montre des consensus autour des nitrates. Globalement, la diminution du taux d’azote total dans les zones humides construites varie entre 40 et 55 % selon les études avec des taux d’abbatement sur milieu situés entre 250 et 630 g d’Azote par m²/an et par année-1, selon Vymazal, J. (2007) , pouvant aller jusqu’a 3kg dans une autre étude.

Rappelons ici, que les températures augmentant, à cause du changement climatique, elle allongeront de fait la période d’activité des plantes vivaces et donc de phytoremédiation.

Retour d’expérience !


Projet de restauration de la qualité de l’eau en bassin bétonné de 450 m², avec présence d’arbres en périphérie, de lentilles d’eau recouvrant 100 % de la surface, et bactéries (chromidiuim sp.) induisant une coloration violette des eaux. Après retrait des lentilles, et application d’un protocole dont ajout de bactéries pour activer la minéralisation des vases, une installation de 10 modules ALOÉ© (12,7 m²) est venue soutenir le milieu.
Deux ans après, malgré un dépôt annuel de matière organique (1,5 Tonnes), les lentilles d’eau ont disparus et l’eau a retrouvé sa limpidité.

Notre expertise aujourd’hui ?📋
Nous sommes aujourd’hui en capacité de sélectionner les plantes en fonction des problématiques et des paramètres. C’est d’ailleurs grâce a Keith Seidel, qui fût la première à démontrer leurs actions et fût surnommé la « mère des zones humides artificielles », pour ses écrits. Elle démontra sur les eaux polluées du Rhin, avec une teneur en Oxygène plus élevée et des quantités de Phosphore et d’Azote nettement inférieur après le passage par certains filtre de plantes. »

Notre expertise demain ? 🚀 Répondre par des surfaces précises et biofilms associés, à vos problématiques de qualité d’eau. Pour cela, nous construisons pour 2026, un projet pilote multi partenariale avec CENTRE R&D de VEGEPOLYS VALLEY, et Cluster Eau Milieux Sols Paris Ile-de-France.

Vous vous questionner sur la pertinence de la végétalisation flottante sur l’une de vos surfaces d’eau?